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Cevvela·6/1/2026·7 min de lecture

Comment se déroule une séance de coaching ? Un aperçu de l'intérieur

Avant de franchir la porte

Beaucoup de personnes qui s'apprêtent à participer à une séance de coaching pour la première fois se posent des questions similaires : de quoi allons-nous parler ? Que vais-je dire ? Que va faire le coach ? Vais-je dire quelque chose de mal ?

Cette incertitude est normale. Et elle se dissipe généralement très vite dès le début de la première séance. Mais disposer d’un peu d’informations au préalable rend le processus plus efficace.

Le début de la séance

Une séance de coaching ne commence pas comme un rendez-vous chez un conseiller. Le coach n’ouvre pas de dossier, ne vous interroge pas sur votre passé, et vous ne remplissez pas de formulaire d’évaluation.

En général, la séance commence ainsi : « Sur quoi souhaitez-vous travailler aujourd’hui ? »

Cette question semble simple. Mais elle recèle beaucoup de choses. Le coach ne fixe pas l’ordre du jour — c’est vous qui en décidez entièrement. Cela peut sembler un peu étrange au premier abord. Car dans la plupart des relations professionnelles, on s’attend à ce que ce soit l’autre qui établisse la structure.

Le coaching fonctionne exactement à l’inverse.

Partie centrale : comment ça se passe

Le cadre de compétences de l’ICF (International Coaching Federation) définit clairement ce que fait le coach pendant une séance : écoute active, questions puissantes, création de prise de conscience, conception de la croissance.

En pratique, cela se passe ainsi : vous exposez le sujet. Le coach vous interrompt de temps à autre — mais pas pour vous couper la parole : « Vous venez de dire “je dois” — est-ce différent de “je veux” ? » Une question de ce genre.

Ce type de questions est qualifié de « questions puissantes ». Des questions dont la réponse n’est pas évidente, qui font remonter les hypothèses à la surface et ouvrent la voie à de nouvelles perspectives. Dans le cadre du « jeu intérieur » de Timothy Gallwey, ces questions réduisent le bruit dans l’esprit de la personne et lui permettent d’entendre sa voix intérieure (The Inner Game of Work, 2000).

Le coach ne donne pas de conseils. Il ne juge pas. Il ne dit pas « tu devrais faire ceci ». Cela peut paraître déconcertant — surtout au début. Mais cette structure en elle-même produit quelque chose : c’est toi qui trouves la réponse.

Le silence

Le silence n’a rien d’étrange lors d’une séance de coaching. Au contraire : dans une bonne séance de coaching, il y a plusieurs moments de silence. Une question a été posée, vous réfléchissez — le coach attend.

On ne cherche pas à combler cette attente. Car quelque chose se passe dans ce silence : vous entendez votre propre voix.

La fin de la séance

Une bonne séance de coaching ne se termine pas dans l’incertitude. La dernière partie se déroule généralement ainsi : qu’est-ce qui a été mis en lumière, qu’est-ce qui est devenu plus clair, quelle est la prochaine étape ?

Cette « action » n’est pas obligatoire. Parfois, la prise de conscience suffit. Parfois, une action concrète en ressort : « D’ici la semaine prochaine, j’aurai cette discussion. » Parfois, c’est simplement une question : « Je vais passer cette semaine à réfléchir à cette question. »

Dans les deux cas, quelque chose a changé à la fin de la séance — un changement de perspective, une clarification, ou un engagement concret.

En ligne ou en face à face

La qualité de la séance dépend davantage de la qualité de la relation que du lieu physique. Des études montrent que les séances en ligne sont d’une efficacité comparable à celles en face à face — notamment lorsque la connexion est bonne et que l’environnement est calme.

« Dans une séance de coaching, le plus important n’est pas ce qui est dit, mais ce qui est entendu. » > Adapté de la compétence « écoute active » de l’ICF

Le point de vue de Cevvela

  • Dans une séance de coaching, l’ordre du jour vient du client ; le coach définit la structure, mais pas le contenu.
  • Les questions percutantes sont celles dont la réponse n’est pas évidente et qui font émerger les hypothèses — ce ne sont pas des conseils.
  • Le silence n’est pas le signe d’une séance de mauvaise qualité, mais de sa profondeur.
  • La séance se termine par une prise de conscience concrète ou une mesure à mettre en œuvre.
  • Savoir à quoi s’attendre rend la première séance plus productive ; l’incertitude accroît l’anxiété, tandis que l’information la réduit.

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