Une question légitime
« Puis-je devenir dépendant de mon coach ? » : cette question est parfois posée par les personnes qui s’intéressent au coaching. Poser cette question est à la fois sain et judicieux.
Réponse courte : dans un bon coaching, l’objectif est exactement le contraire — favoriser l’autonomie. Mais il convient d’approfondir cette réponse.
Le code de déontologie de l’ICF est clair à ce sujet
Le code de déontologie de l’ICF (International Coaching Federation) impose au coach de soutenir activement l’autonomie et l’indépendance du client. Un processus de coaching qui encourage le client à devenir dépendant du coach constitue une violation de l’éthique.
Concrètement, ce principe signifie qu’un bon coaching vise à permettre au client de développer ses propres outils, sa propre voix et sa propre capacité de décision. Le coach n’est pas la source de ces outils, mais le facilitateur du processus par lequel le client découvre ses propres outils.
Le principe d’autonomie de Deci et Ryan
La théorie de l’autodétermination d’Edward Deci et Richard Ryan définit l’autonomie comme un besoin psychologique fondamental (2000). Un bon coaching soutient ce besoin ; il ne le porte pas atteinte.
Plutôt que de dire « tu as besoin d’un coach pour cela », le coach adopte une approche consistant à dire « tu possèdes déjà cette capacité, nous allons la développer ensemble », ce qui renforce l’autonomie. La différence peut sembler minime, mais elle produit un résultat très différent à long terme.
Le risque de dépendance est-il réel ?
C’est théoriquement possible — notamment dans les conditions suivantes : si le coach est trop disponible en dehors des séances, si chaque décision du client doit être validée par le coach, ou si la relation de coaching commence à répondre à un besoin de soutien émotionnel.
Ces conditions indiquent que les limites naturelles du coaching ont été dépassées. Et à ce stade, fixer des limites relève de la responsabilité éthique du coach.
Planifier la fin
Un bon processus de coaching a une fin naturelle. Celle-ci s’accompagne de deux signes : des progrès significatifs vers les objectifs et le sentiment de « pouvoir désormais continuer sans le coach ».
Un bon coach identifie ce moment avec le client et planifie activement la fin du parcours. Dire « il n’y a plus rien à travailler ici » n’est pas un échec, mais une réussite.
« Un bon coaching vise à se rendre superflu. » > Adapté des principes éthiques de l’ICF
Le point de vue de Cevvela
- La dépendance est théoriquement possible, mais dans un bon coaching, l’objectif est tout le contraire : favoriser l’autonomie.
- L’éthique de l’ICF impose au coach de soutenir activement l’autonomie du client.
- L’autonomie est un besoin psychologique fondamental ; un bon coaching nourrit ce besoin, il ne le porte pas atteinte (Deci & Ryan, 2000).
- Le risque de dépendance est réel, mais il peut être évité si les limites du coaching sont correctement gérées.
- Le processus a une fin naturelle ; un bon coach planifie cette fin avec le client.
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