Post-scriptum sur les sociétés de contrôle
CevvelaPost-scriptum sur les sociétés de contrôle
Gilles Deleuze · Norgunk Yayıncılık · 1990
Résumé
Un article court mais dévastateur qui raconte que la « société disciplinaire » décrite par Foucault à travers les prisons et les usines est révolue, et qu'à sa place est venue une « société de contrôle » plus souple mais plus sournoise, qui nous contrôle à chaque instant par les codes, les cartes de crédit, la formation permanente et les réseaux numériques.
Citations de Cevvela
“Les sociétés disciplinaires reposaient sur des espaces clos ; les sociétés de contrôle reposent sur des réseaux ouverts.”
“L'homme n'est plus un être qu'on enferme, mais un être qu'on endette.”
“Les entreprises ne réclament pas seulement votre travail, mais votre âme et votre loyauté.”
“Savoir qu'on est sans cesse surveillé fait de l'obéissance un réflexe.”
“L'instant où nous nous croyons libres est en réalité celui où nous sommes le plus parfaitement contrôlés.”
Citations des lecteurs
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Commentaires des lecteurs
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En quelques pages seulement, Deleuze a fait la radiographie d'aujourd'hui. C'est la philosophie de notre esclavage numérique. Plus besoin désormais de nous garder derrière des murs clos ; nous portons de nos propres mains les appareils de contrôle (les téléphones), nous serrons de nos propres dettes nos propres fers. La philosophie de Cevvela rejette cet esclavage souple. L'auteur montre que l'entreprise n'est plus une usine, mais s'est muée en un organisme qui réclame une « âme ». Vous comprenez que la liberté que vous croyez posséder n'est en réalité qu'une longue laisse qu'on vous a donnée. Là où il y a un code, il y a un gardien invisible.