La différence entre le coaching et la thérapie : lequel choisir ?
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Cevvela·6/1/2026·7 min de lecture

La différence entre le coaching et la thérapie : lequel choisir ?

Pourquoi il est important de poser cette question

Recourir à un type d'accompagnement inadapté est, au mieux, une perte de temps, et dans certains cas, un véritable risque. Recourir au coaching alors qu'une thérapie serait nécessaire peut aggraver le problème. À l'inverse, se tourner vers la thérapie alors que le coaching suffirait constitue une charge inutile.

C’est pourquoi cette question est légitime et importante.

Distinction fondamentale : le passé et l’avenir

Une vision courante : « La thérapie travaille sur le passé, le coaching se tourne vers l’avenir. » Cette simplification sert de point de départ, mais n’est pas tout à fait exacte.

Une distinction plus claire : la thérapie traite les troubles, les traumatismes et les schémas qui entravent le fonctionnement. Le coaching, quant à lui, aide une personne déjà fonctionnelle à atteindre ses objectifs, à libérer son potentiel et à se développer.

Les principes éthiques de l’ICF stipulent clairement que les coachs ne peuvent pas poser de diagnostic clinique ni traiter des troubles psychologiques.

Quand la thérapie est-elle nécessaire ?

Les situations suivantes indiquent qu’une thérapie est nécessaire : dépression clinique ou trouble anxieux, traumatisme et SSPT, trouble alimentaire, dépendance, situation de crise, pensées suicidaires, ou lorsque des expériences passées affectent gravement le fonctionnement quotidien.

Dans ces cas-là, le coaching s’avère insuffisant. Un bon coach connaît cette limite et oriente la personne vers les ressources appropriées.

Quand le coaching est-il approprié ?

Les situations suivantes indiquent qu’un accompagnement est indiqué : il y a un objectif clair mais la marche à suivre est incertaine ; une transition professionnelle ou personnelle ; une incapacité à prendre une décision ; l’identification et le développement des points forts ; l’identification et la modification de schémas de comportement — à condition que ces schémas n’entravent pas le fonctionnement au niveau clinique.

La zone grise

Certaines situations se situent entre ces deux extrêmes. Par exemple, une anxiété légère : un thérapeute peut intervenir, tout comme un coach avisé — à condition qu’il ne s’agisse pas d’un cas nécessitant une prise en charge clinique.

Dans cette zone grise, l’approche la plus sûre consiste à passer un entretien d’évaluation avec un professionnel de la santé mentale avant de prendre une décision.

Les deux à la fois

Le coaching et la thérapie ne s’excluent pas mutuellement. La plupart du temps, ils se complètent. Alors que la thérapie travaille sur les expériences passées, le coaching peut se concentrer sur le présent et l’avenir. Mais la personne qui recourt aux deux doit veiller à ce que son coach et son thérapeute coordonnent leur action.

« Un bon coach connaît ses propres limites. Tenter de répondre par le coaching à une question qui relève de la thérapie ne sert ni le client ni le processus. » > Adapté du Code de déontologie de l’ICF

Le point de vue de Cevvela

  • La thérapie guérit, le coaching développe — la distinction repose sur le diagnostic et la fonctionnalité.
  • La thérapie est nécessaire en cas de dépression clinique, de traumatisme, de crise ou de trouble ; le coaching est insuffisant dans ces situations.
  • Le coaching et la thérapie peuvent être menés simultanément et se complètent souvent.
  • Un bon coach connaît ses limites et oriente le client si nécessaire — c’est une obligation éthique.
  • En cas de doute, un entretien d’évaluation avec un professionnel de la santé mentale constitue le point de départ le plus sûr.

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