L'honnêteté inspire la confiance
Prétendre que le coaching résout tous les problèmes et convient à tout le monde est à la fois erroné et contraire à l'éthique. Une bonne plateforme de coaching se doit de définir clairement les limites du coaching.
Voici cinq situations dans lesquelles le coaching s'avère insuffisant.
1. En présence de troubles psychologiques cliniques
Dépression clinique, traumatisme, syndrome de stress post-traumatique (SSPT), trouble anxieux, trouble alimentaire, dépendance, situation de crise. Dans ces cas-là, une thérapie est nécessaire en premier lieu.
Le coaching est un outil de développement personnel. Ce n’est pas un outil de guérison. Franchir cette limite est à la fois inefficace et néfaste.
2. Lorsque la personne n’est pas réellement prête au changement
Le coaching fonctionne lorsqu’il est pratiqué avec une personne prête au changement. « Être prêt » ne signifie pas avoir une motivation parfaite, mais plutôt une conviction minimale que le changement est possible et l’intention de participer activement au processus.
Si la personne aborde la séance de coaching avec une attitude du type « convainquez-moi, occupez-vous de tout, je veux juste changer mais je ne ferai aucun effort », le coaching ne peut pas créer d’élan.
3. Lorsqu’il est imposé de l’extérieur
Les parcours de coaching imposés par l’entreprise, préconisés par le conjoint ou dictés par la pression sociale donnent généralement des résultats limités.
Le coaching commence par une motivation interne. Une imposition extérieure ne fait ni naître cette motivation, si elle n’existe pas, ni ne la renforce.
4. En l’absence de connaissances techniques concrètes
Si une personne recherche des connaissances en comptabilité, en droit ou en utilisation d’un logiciel spécifique, le coaching n’est pas la bonne solution. Dans ces cas-là, il faut faire appel à un consultant ou suivre une formation.
Le coaching n’est pas un transfert de connaissances ; c’est un processus de développement des capacités. Sans connaissances, il n’y a pas de capacités à développer.
5. En l’absence de compatibilité entre le coach et le client
Les études montrent que la qualité de la relation de coaching est le facteur le plus déterminant pour le résultat. Si la confiance et la compatibilité ne s’établissent pas au cours des premières séances — et cela vaut pour les deux parties —, le coaching ne permet pas d’en tirer le maximum de bénéfices.
Dans ce cas, changer de coach est une démarche légitime et judicieuse.
Le point de vue de Cevvela
- Problèmes cliniques, manque de disposition au changement, contrainte extérieure, besoin de connaissances techniques et incompatibilité : dans ces cinq cas, le coaching s’avère insuffisant.
- Connaître les limites du coaching est une condition préalable à son utilisation appropriée.
- Si cela ne fonctionne pas, comprendre pourquoi nécessite des réponses différentes.
- Cevvela énonce clairement ces limites — car l’honnêteté renforce la confiance.
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