L'Oisif
CevvelaRésumé
C. est héritier, sans emploi, sans attaches — étranger aux routines de la société, à l'institution du mariage, à l'éthique du travail. En errant sans but dans les rues de la ville à la recherche d'un "amour véritable", il interroge l'absurdité de la vie moderne et la monotonie des gens ordinaires.
Citations de Cevvela
“Ceux qui n'entendent pas ce que je tais ne peuvent pas davantage comprendre ce que je dis.”
“Plutôt me perdre dans ma propre obscurité que suivre le chemin que tout le monde emprunte.”
“Aimer quelqu'un, c'est aimer avec lui le monde entier — et pourtant, le monde me répugne.”
“Les habitudes sont les chaînes invisibles qui nous lient à nos propres prisons.”
“Pour qui n'a nulle part où aller, tous les chemins se valent.”
Citations des lecteurs
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Le style d'Atılgan est mélancolique, détaché, légèrement narquois. C. est un étranger qui observe de loin l'ordre absurde dans lequel les autres s'agitent — pointant chaque matin, courant après la carrière, le statut, les apparences. Ce roman pose la question "Pourquoi travaillons-nous ?" dans sa forme la plus radicale, la plus inconfortable.
Son oisiveté n'est pas paresse. C'est un refus silencieux — celui d'un être brut qui refuse de se laisser broyer par les rouages du système. Mais là réside aussi sa tragédie : C. n'accepte pas le monde tel qu'il est, et pourtant il n'agit pas pour le changer. Il refuse, il observe, il s'arrête là.
Cevvela croit à l'action. L'Oisif, lui, est une philosophie de l'immobilité. C'est l'histoire de ceux qui veulent se réveiller — mais n'ont pas encore trouvé le courage de sortir du lit.