L'histoire de l'art
CevvelaL'histoire de l'art
Ernst Gombrich · Remzi Kitabevi · 1950
Résumé
L'ouvrage d'Ernst Gombrich intitulé « L'Histoire de l'art » (The Story of Art) est l'un des ouvrages les plus connus et les plus lus de l'histoire de l'art. Cet ouvrage aborde l'histoire de l'art dans un langage très accessible et s'adresse aussi bien aux milieux universitaires qu'au grand public passionné d'art.
« L'Histoire de l'art » est un chef-d'œuvre qui retrace la relation entre l'homme et l'art à travers les âges, ainsi que l'évolution de l'art. Gombrich emmène le lecteur dans un voyage qui commence par les peintures rupestres et s’étend jusqu’au XXe siècle. Il n’aborde pas l’art uniquement à travers les œuvres, mais en tenant compte du contexte, de l’époque, de la culture dans lesquels elles ont été créées, ainsi que de l’intention de l’artiste.
L’art n’est pas universel ; il naît d’un besoin.
L’histoire de l’art doit être comprise non pas comme un « progrès », mais comme une évolution.
Chaque œuvre d’art reflète la mentalité de son époque.
Les débuts de l’art : les peintures rupestres et l’art primitif ; les origines de l’art remontent à l’expression par l’homme de sa relation avec son environnement et de son émerveillement face à la nature. Gombrich définit les premiers artistes comme des « individus conscients et créatifs ».
Le monde antique : l’Égypte, la Grèce, Rome ; l’art égyptien est ordonné et régi par des règles ; le thème de l’immortalité occupe le premier plan. Avec l’art grec, la notion de « beauté idéale » prend toute son importance. L’art romain présente de grandes avancées en matière d’architecture et d’ingénierie.
L’art du Moyen Âge : centré sur la religion. Le but de l’art est de glorifier Dieu. L’iconographie, les fresques et les vitraux occupent une place importante. La Renaissance : la renaissance ; l’homme est placé au centre. La perspective, les proportions et la connaissance de l’anatomie se développent. On vit un âge d’or avec des figures telles que Léonard de Vinci et Michel-Ange. Baroque et rococo ; le baroque : émotionnel, dramatique et dynamique ; le rococo : raffiné, orné, décoratif.
XIXe siècle : Romantisme, Réalisme, Impressionnisme ; l’artiste met en avant son individualité. La transition vers l’art moderne s’amorce avec des figures telles que Monet, Manet et Van Gogh.
XXe siècle et art moderne : de nombreux nouveaux courants voient le jour, tels que le cubisme, le futurisme, le surréalisme et l’art abstrait. L’art ne reflète plus seulement l’objet, mais aussi le monde intérieur de l’artiste.
L’approche de Gombrich : il évite les théories complexes et utilise un langage simple et didactique. Avec la phrase « Il n’y a pas d’art, il y a des artistes », il offre un regard humain sur l’histoire de l’art. Il encourage le lecteur à réfléchir en observant.
Un ouvrage d’initiation destiné à tous ceux qui s’intéressent à l’art.
Citations de Cevvela
“Rien ne fait davantage obstacle à la jouissance des grandes œuvres d’art que notre réticence à abandonner nos habitudes et nos préjugés.”
“On n’a jamais fini d’apprendre en art. Il y a toujours de nouvelles choses à découvrir. Les grandes œuvres semblent différentes chaque fois que l’on se tient devant elles.”
“Après tout, les grands maîtres ont tout donné à ces œuvres. Ils ont souffert et peiné pour elles, et ils sont en droit d’attendre que nous essayions au moins de comprendre ce qu’ils ont voulu faire.”
“Face à une œuvre d’art, au lieu de s’arrêter pour la regarder, ils fouillent leur mémoire à la recherche d’une étiquette appropriée.”
“L’Art n’existe pas vraiment. Il n’y a que des artistes.”
Citations des lecteurs
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Commentaires des lecteurs
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« L'histoire de l'art » est bien plus qu'un simple ouvrage d'histoire de l'art ; c'est un texte qui invite à réfléchir, à s'interroger et à observer._
Cependant, il ne faut pas oublier que, dans le monde multiculturel d’aujourd’hui en particulier, un récit artistique plus inclusif s’impose. La prise en compte de ce type de critiques dans les nouvelles éditions pourrait renforcer encore davantage l’ouvrage.
Un langage simple et accessible : la plus grande réussite de Gombrich est de présenter l’histoire de l’art non pas comme un « mur » académique, mais comme un « voyage » à découvrir. En évitant de noyer le lecteur sous des théories complexes, il rend son ouvrage accessible à tous, quel que soit l’âge.
Un récit centré sur l’humain : En affirmant qu’« il n’y a pas d’art, il y a des artistes », il aborde l’art sous un angle humain, ce qui est très précieux. Lorsqu’il décrit les courants historiques, il interprète à la fois l’intention de l’artiste, l’esprit de l’époque et la perception du spectateur.
Établir des liens entre les époques : Ce livre ne se contente pas de fournir des informations chronologiques ; il établit des liens entre le passé et le présent. Il montre, par exemple, comment la conception de la beauté idéale dans la Grèce antique a influencé la Renaissance.
Éveiller la curiosité pour l’histoire de l’art : cet ouvrage peut être une source d’inspiration pour tous ceux qui aiment l’art, s’intéressent aux galeries ou souhaitent peindre, même sans avoir suivi de formation académique. C’est le livre qui a éveillé l’intérêt de nombreuses personnes pour l’histoire de l’art.
Un récit centré sur l’Occident : L’ouvrage se concentre principalement sur l’art occidental. Il n’aborde que brièvement les arts chinois, indiens, islamiques ou africains. Or, ces cultures ont elles aussi apporté des contributions considérables à l’histoire de l’art. De ce point de vue, la prétention à l’universalité de l’ouvrage reste limitée.
Absence des femmes artistes : Dans le récit de Gombrich, le nom d’une femme artiste n’apparaît pratiquement jamais. Or, tout au long de l’histoire, de nombreuses femmes artistes (comme Artemisia Gentileschi) ont laissé une empreinte importante dans le monde de l’art. Il s’agit là d’une lacune.
Une couverture insuffisante de l’après-XXe siècle : L’ouvrage s’étend jusqu’aux débuts de l’art moderne ; cependant, il ne consacre qu’une place très limitée à l’art contemporain (installations, art numérique, art de la performance, etc.). Il peut paraître un peu « démodé » pour ceux qui souhaitent découvrir les orientations actuelles de l’art.
Une attention moindre accordée aux dimensions politiques et sociales de l’art : L’art n’est pas seulement une question d’esthétique, c’est aussi une action sociale et politique. Gombrich n’a abordé ces dimensions que de manière superficielle. Par exemple, le lien entre l’art et des thèmes tels que la guerre, la révolution ou le colonialisme aurait pu être davantage approfondi.