Siyasetname
CevvelaSiyasetname
Nizamülmülk · İş Bankası Kültür Yayınları · 1092
Résumé
Chef-d'œuvre de la philosophie politique orientale, le Siyasetname est le traité dans lequel Nizamülmülk, grand vizir des Seldjoukides, enseigne au Sultan comment gouverner avec justice, rigueur et mérite — à travers des récits historiques et des conseils d'une franchise tranchante.
Citations de Cevvela
“Un État peut survivre à la contestation, mais jamais à l'injustice.”
“Porter quelqu'un au pouvoir sans qu'il le mérite, c'est trahir l'État lui-même.”
“Avant d'écouter les flatteurs, celui qui gouverne doit prêter l'oreille au soupir de celui qu'on a écrasé.”
“La justice ne se résume pas à punir : c'est mettre chaque chose à la place qui lui revient.”
“Sans éthique pour l'étayer, le pouvoir n'est plus qu'une brutalité habillée en autorité.”
Citations des lecteurs
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Commentaires des lecteurs
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La plume de Nizamülmülk coupe plus vite que l'épée. Là où l'Occident a Machiavel, l'Orient lui répond avec la justice comme boussole. Mais ne vous y trompez pas : ce livre n'est pas un traité de morale naïve. Son auteur connaît les rouages du pouvoir dans leurs moindres recoins.
Son cri d'alerte est sans détour : le plus grand ennemi du souverain n'est pas l'armée ennemie aux portes de la citadelle. Ce sont les flatteurs qui l'entourent à la cour, et les nominations accordées à l'incompétence plutôt qu'au mérite.
Ce texte incarne à merveille le principe fondateur de Cevvela : l'intégrité est une question de caractère. Et il le décline à l'échelle des États et des institutions.
Ce qui donne le vertige, c'est ceci : écrit il y a mille ans, le Siyasetname décrit avec une précision glaçante les mêmes failles que l'on observe aujourd'hui dans nos organisations — le clientélisme, l'opacité, la médiocrité promue, l'information travestie. Rien n'a changé, ou presque.
Kayaalp Kayatuna le rappelle volontiers : les livres qui traversent les siècles ne le font pas par hasard. Ils touchent quelque chose d'invariant dans la nature humaine et dans la manière dont le pouvoir se corrompt — ou se tient droit.
La leçon finale de Nizamülmülk n'a pas pris une ride : là où la justice s'effondre, aucune forteresse ne tient.