Histoire du monde
CevvelaHistoire du monde
William McNeill · İmge Yayınları · 1963
Résumé
L'œuvre de William McNeill, Histoire du monde, est une étude d'ampleur qui aborde l'histoire de l'humanité dans une large perspective et raconte le processus de développement des civilisations à l'échelle du globe. En examinant sous l'angle culturel, social, économique et technologique les civilisations apparues dans les diverses géographies du monde, McNeill présente en détail la façon dont elles sont entrées en interaction les unes avec les autres. Le livre se concentre en particulier sur des sujets tels que l'invention de l'agriculture, la diffusion du commerce, le rôle des guerres et les fondements historiques de la mondialisation. McNeill souligne comment les civilisations marquantes des différentes époques ont évolué en apprenant les unes des autres et par l'interaction réciproque. L'œuvre fait aussi une place aux histoires de l'Eurasie, de l'Afrique, des Amériques et des autres continents, offrant ainsi un récit multidimensionnel de l'histoire de l'humanité.
McNeill avance que les interactions réciproques entre les civilisations, tout au long de l'histoire, constituent le fondement de l'histoire du monde. Il indique que ces interactions ne se sont pas limitées aux conquêtes militaires et aux guerres, mais que les civilisations se sont développées en se nourrissant les unes des autres par le commerce, l'échange culturel et le transfert de sciences et de technologies. Le livre, écrit selon une approche chronologique, aborde l'histoire du monde dans une perspective accessible et globale.
Citations de Cevvela
“La vertu, selon Confucius, est de tout temps le but le plus élevé de la vie humaine.”
“En 1519, lorsque Charles Quint (aussi nommé Karl), de la maison de Habsbourg, ajouta à ses titres et à son pouvoir déjà fort éclatants celui de « Saint Empereur romain », on crut que la monarchie universelle pourrait se réaliser. Car, par une heureuse alliance, Charles Quint possédait non seulement les terres de sa famille en Autriche et dans les régions d'Allemagne proches de l'Autriche, mais aussi l'héritage des Bourguignons, qui s'étendait des Pays-Bas vers le sud en une bande irrégulière entre la France et l'Allemagne. À cela s'ajouta, en 1516, l'héritage de la couronne du royaume d'Espagne. Bientôt vint s'y ajouter l'empire des vastes et nouveaux continents américains, dont les trésors éblouissants furent offerts aux yeux avides des Européens lorsque Cortés (en 1521), puis Pizarro (en 1535), en ouvrirent les portes. Comme si cela ne suffisait pas, en 1526, à la mort sans héritier du roi de Hongrie, son beau-frère, qui fuyait devant les Turcs lors de la bataille de Mohács soldée par une grande défaite, Ferdinand — le frère de Charles chargé du gouvernement des terres autrichiennes — s'empara des couronnes de Bohême et de Hongrie.”
“Ce qui, dans la fondation de l'Empire safavide, troublait tant le monde islamique, c'est que les partisans ignorants de Chah Ismaïl le tenaient pour Dieu incarné en la personne de Chah Ismaïl. Même ses partisans plus savants et plus versés en théologie, qui voyaient dans une telle prétention une impiété, soutenaient que Chah Ismaïl, descendant du septième des douze imams, était le chef légitime de toute la communauté islamique.”
“L'agriculture céréalière du Proche-Orient et ses animaux domestiqués ont néanmoins une place particulière dans l'histoire de l'humanité. Car la première civilisation est née du mode de vie qu'ils ont rendu possible.”
“Avant le mouvement soufi, l'islam était surtout une religion urbaine. En effet, certains commandements de la loi religieuse relatifs aux rites sacrés ne pouvaient être accomplis dans les régions rurales reculées. Mais lorsque le respect des « saints », l'attachement à leurs tombeaux et la participation aux cérémonies extatiques des derviches furent considérés comme le premier pas vers l'appartenance à la communauté islamique, le simple peuple des villages put partager la même foi que les gens des villes, adeptes de pensées et de pratiques religieuses complexes. Autrement dit, une qualité semblable à la gradation et à la diversification des actes et des formes religieuses, depuis longtemps observée dans l'hindouisme, entra aussi dans l'islam. En effet, à voir la présence de traces d'origine indienne dans le mysticisme du Proche-Orient, la victoire de la voie suivie par les soufis peut se définir comme une indianisation de l'islam.”
Citations des lecteurs
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Commentaires des lecteurs
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L'Histoire du monde de McNeill est une œuvre importante qui souligne l'importance des interactions entre civilisations dans l'histoire du monde et offre une conception globale de l'histoire. Cette perspective ne se contente pas d'adopter une posture critique envers les seuls récits historiques centrés sur l'Occident ; elle montre aussi le rôle important qu'ont joué, dans le façonnement de l'histoire, les civilisations des différentes régions du monde.
Le livre offre une ressource fort riche et complète à ceux qui veulent porter un large regard sur l'histoire de l'humanité. Mais la structure ample de l'œuvre peut, pour certains lecteurs, sembler par moments complexe et trop détaillée. On adresse aussi parfois à McNeill le reproche de trop généraliser certains sujets et de ne pas mener d'analyse approfondie. Malgré cela, il faut dire que c'est un livre de référence très important pour comprendre l'histoire du monde. L'analyse d'ensemble qu'offre McNeill facilite la compréhension des liens entre les événements historiques et offre un regard profond sur le processus de développement des civilisations.
L'un des points forts du livre est de bâtir des ponts entre différentes cultures et civilisations et de mettre en évidence, à travers ces ponts, la structure multiple de l'histoire. Cependant, certains passages du livre peuvent ne pas satisfaire les lecteurs qui attendent une analyse plus approfondie et une pensée plus critique.